La douleur, le gain et la course pour la vie.

Personne ne veut de douleur ni de crises mais dans la vie, nous sommes inévitablement confrontés à de telles expériences. Elles font partie de la vie en général – il n’est pas de vie sans douleur. En effet, dans une perspective bouddhiste, le dicton « sans peine, point de gain » est plein de vérité, bien que ce ne soit pas exactement au sens où on l’on entend habituellement.

Comment faire pour que cela marche pour vous

Si nous savons utiliser notre sagesse pour faire face à la douleur et aux difficultés auxquelles nous sommes confrontés, de telles expériences sont susceptibles de nous aider à développer une compréhension accrue des choses ainsi que de la richesse intérieure.

1. Acceptez le fait que la douleur fait naturellement partie de la vie : de temps en temps, nous éprouvons de la douleur, des émotions bouleversantes et des crises, pour la simple raison qu’elles font partie de notre existence humaine.
C’est pourquoi, lorsque nous comprenons que quels que soient nos efforts, il ne nous est pas exactement possible d’éviter de telles expériences, nous pourrions aussi bien les accepter et en apprendre quelque chose. Quel que soit l’effort que nous fournissons pour essayer d’éviter l’inévitable, lorsque nous acceptons et tentons de comprendre les expériences douloureuses, nous pouvons apprendre et grandir.

2. Peine et joie sont – telles la lumière et l’obscurité – les deux revers de la même médaille. Elles sont interdépendantes et inséparablement liées l’une à l’autre. Lorsque l’on peint un tableau ou que l’on prend une photo, s’il n’y a ni lumière ni obscurité, il n’y a ni image ni tableau. C’est précisément le contraste entre lumière et obscurité qui leur confère beauté et couleur.
De même, puisque nous avons une vie, il ne sert à rien de dire que nous voulons une vie sans problèmes ni crises. Cela reviendrait à dire que nous voudrions une image sans lumière ni obscurité. Pour aller plus loin dans le raisonnement, dans cette perspective, la vie elle-même semble dépendre de la mort, elle aussi. Il n’y a pas de vie sans mort – et vice versa, également.
Le comprendre peut vraiment nous aider à apprécier cette expérience qu’on appelle la vie – et à apprécier les opportunités que nous avons pour nous aider et aider les autres.

3. Réveillez-vous et ouvrez les yeux : chaque fois que nous sommes confrontés à une crise et que nous lui appliquons notre sagesse, la douleur a cette capacité de nous rendre conscients de notre état physique et mental – comme une sorte de sonnette d’alarme. Même si nous ne sommes pas tout à fait heureux de ressentir de la douleur, nous pouvons alors trouver un moyen d’apprécier l’expérience. Plutôt que de porter exclusivement notre attention sur notre souhait de nous débarrasser de la douleur aussi vite que possible, nous sommes capables d’extraire de ces émotions quelque chose qui a du sens.

Nous avons tous un esprit, et il n’y a pas d’esprit sans sagesse. Utilisons notre sagesse de manière sensée afin de voir la nature de la vie plutôt que de l’utiliser pour voir un tableau sans ombre ni lumière.

Cependant, afin de faire émerger notre sagesse intrinsèque, il nous faut vraiment nous accorder un moment pour contempler. En extrayant de notre esprit tout ce qui est utile, nous pouvons nous aider nous-mêmes et aider les autres. Nul besoin de soulever des montagnes. C’est très simple – il nous suffit de partager notre expérience.

Lorsque nous envisageons la douleur comme faisant partie de la mosaïque de nos expériences existentielles, nous nous enrichissons d’une nouvelle perspective de la vie et du monde – et nous avançons ensemble dans la course de la vie.

Paroles du 17e Gyalwa Karmapa, Trinley Thayé Dorjé issues de son blog du Huffington Post.

clair obscure2

Publicités
Poster un commentaire

13 Commentaires

  1. Merci pour ce partage, ce texte me parle totalement. Il est d’un tel bienfait pour nous tous, infiniment précieux, merci à Karmapa de nous comprendre et de se mettre à tel point à notre portée, les larmes m’en sont tombées !! Peux-tu me donner le lien vers le blog du Karmapa, même si c’est en anglais, s’il te plaît ? Merci d’avance Anila Trinlé ! Bises

    Réponse
  2. rose marie

     /  4 juillet 2014

    Merci de continuer à éclairer la route pendant cette période d’été .
    Rose Marie

    Réponse
  3. dietrich

     /  6 juillet 2014

    Bonjour je suis la maman du petit garçon en photo, merci de la retirer IMMEDIATEMMENT, j’ignore d’où elle vient et qui l’a prise, elle ne lui ressemble pas il a l’air tout triste, et moi je suis très en colère, rien a faire de vos belles paroles de sagesse, c’est une honte pour vous de publier la photo d’un enfant sans l’autorisation de ses parents!!!!

    Réponse
    • Dhagpo Bordeaux

       /  6 juillet 2014

      Je vous présente toutes mes excuses pour cette maladresse. Comme vous pouvez le voir, j’ai changé la photo. Encore une fois, désolé pour cette erreur.

      Réponse
  4. GC

     /  6 juillet 2014

    Je suis une amie de la famille du garçon que vous avez publié en photo et je rejoins les parents, c’est vraiment scandaleux que vous mettiez une photo d’un enfant sur votre blog sans aucune autorisation et en plus pour servir un sujet pareil !! Honte à vous !!!!!! Je vous conseille vivement de supprimer rapidement cette photo de toutes vos archives et de laisser un message à la personne qui vous l’a remise !!!!!! Faites vite !

    Réponse
  5. melane24

     /  6 juillet 2014

    Merci de retirer cette photo qui est le fils d’une pote vous ne lui avez même pas demandé l’autorisation de publication. Cordialement.

    Réponse
  6. van heghe

     /  6 juillet 2014

    Et moi je suis le tonton , je rejoins bien sur mes amis , c ‘est scandaleux !!!

    Réponse
  7. Tendrel

     /  6 juillet 2014

    Vous avez raison, c’est une erreur regrettable de publier une photo sans en vérifier la source ni si les parents ont donné l’autorisation et je comprends vos réactions.Toutefois, il me semble que l’intention n’était nullement de nuire mais simplement d’illustrer le texte par le visage d’un enfant serrant son doudou dans ses bras avec une expression qui oscille entre la joie et la peine. C’est effectivement maladroit et l’erreur a été réparée. Peut-être peut-on en rester là.

    Réponse
  8. GC

     /  6 juillet 2014

    Merci d’avoir été aussi efficace au sujet de la photo.

    Réponse
  9. dietrich

     /  9 juillet 2014

    Merci d’avoir changé la photo… mais reconnaissons-le, il est si beau mon fils!! Sans rancune, merci encore car vous avez mis beaucoup de gens en colere!

    Réponse
  10. dietrich

     /  9 juillet 2014

    Mais svp éclairez-moi: qui êtes-vous et comment avez-vous eu cette photo que personne ne connaît et qui date de 2009 ou 2010???

    Réponse
  11. Béatrice

     /  10 août 2014

    Bonjour, Je reçois régulièrement des messages vides venant de vos mails ..je le regrette car je suis très intéressée par vos articles . Pouvez vous vérifier cette erreur . Merci

    Béatrice de Zanet

    Réponse

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :